RÉCIT KILIMANJARO<o:p></o:p>
Il existe plusieurs voies pour atteindre le sommet du Kilimanjaro (Uhuru). La plus répandue est la voie Marangu, aussi appelé la « coca-cola road », la plus facile et qui se fait en 7 jours minimum mais c’est également celle qui possède des huttes (refuges) tout le long du trek. La voie Machame est la « whisky road », considérée comme la plus belle mais aussi la plus dure car l’acclimatation est moins évidente.<o:p></o:p>
Notre choix s’est arrêté sur la Machame, aller-retour en 6 jours.<o:p></o:p>
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Mardi 20 septembre 2005 :<o:p></o:p>
Nous avons dormi à Arusha, ville de départ de nombreux treks pour le Kilimanjaro ainsi que le mont Meru.
Départ d’Arusha vers 8h30 à destination de Machame Gate (alt : 1800m). La route est plutôt bonne jusqu’à la jonction avec l’entrée du parc où elle devient de plus en plus abrupte mais surtout l’état est de pire en pire. Nous arrivons à 10h30 : formalités, enregistrement, remplissage de gourdes et derniers préparatifs.
Dans la mesure où la voie Machame n’est accessible que dans le sens de la montée, il y a beaucoup de groupes. Aujourd’hui, il y a à peu près une dizaine de départs de groupes, de plusieurs nationalités. Dans mon groupe nous ne sommes que 3 : mon frère, sa blonde et moi. Un team franco-canadien. Notre staff est composé de 9 porteurs, un cuisto, un assistant-guide et un guide en chef (soit 12 personnes).
11h00, départ dans le sentier en compagnie de l’assistant-guide Boniface, qui porte une charge de 25 kg sur la tête alors que nous nous n’avons que nos sacs-à-dos d’une journée. Ils sont impressionant, ces gars, quand même ! Il m’avouera lors de la descente qu’il ne fait « qu’une » ascension par mois car il perd 3 ou 4 kg à chaque fois…
Le sentier est superbe, il y a énormément de végétation, de gros arbres avec des liannes, c’est quasiment la jungle ! On entend parfois des cris bizarre autour de nous : on se regarde perplexe et Boniface nous dit qu’il s’agit d’une perdrix des montagnes… Nous on croyait que c’était un singe !!! On rigole…
Après une petite heure nous nous arrêtons pour manger. On nous avait préparé des lunchs que nous portions : une boîte bien remplie avec poulet, samosa, œufs, crêpes, tomates. Nous sommes de bons mangeurs et avons faim, mais c’est tellement copieux que nous le partageons avec notre guide. Même si en théorie il ne mange que 2 repas par jour il n’est pas mécontent…
Nous marchons à un très bon rythme malgré le dénivellé, d’ailleurs nous dépassons pas mal de groupes qui étaient partis avant nous…Seul les porteurs vont plus vite que nous, malgré leurs charges souvent impressionnantes. Parfois nous les dépassons mais c’est quand ils font un break en haut d’une montée !!!
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Nous arrivons finalement au premier bivouac « Machame Hut » (alt : 2900m) à 15h00. Nous avons marché 4h (– 30 min pour le lunch), pour une distance d’environ 10 km et un dénivellé de +1100m.
Quand nous arrivons, nos tentes sont déjà montées : une tente pour mon frère et sa blonde, une tente pour moi tout seul. Le pied ! Surtout qu’il y a de la place…
Après un brin de toilette, on s’installe.
Ca y est, on y est ! On est sur le KILI !!!!
Arrive 16h00, le cuisto nous prépare un petit goûter : du pop corn avec du thé et des biscuits; ça sera notre routine jusqu’au bout…C’est pas de refus.
La température est très agréable même si les nuages défilent assez vite. Le paysage est très aride sur le camp alors que tout le long de notre montée c’était luxuriant. Premier contraste. On aperçoit le plateau de Shira sur le flanc Ouest, et un sentier qui arrive de ce coté-là.
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Le soleil se couche tranquillement et on nous appelle dans notre tente « mess » pour le souper vers 18h00. Une tente montée exprès pour nos repas ! J’avoue que je suis resté très surpris la première fois… Petite soupe aux légumes du chef Ima, notre cuisto qui parle un peu français avec un accent à couper au couteau (c normal il est cuisto !!!). Ensuite, petit plat copieux selon l’arrivage du jour, fruit, boisson chaude. C’est à ce moment là que, tous les soirs, notre guide Paul et Ima viendront nous voir. Paul nous expose le programme du lendemain. Il nous dit aussi que nous sommes allés trop vite pour ce premier jour : il faut respecter une certaine vitesse sinon l’acclimatation ne se fera pas comme il faut. Donc la consigne est que, demain, nous ralentissons.
Et hop ! 19h00 arrive et on laisse la place aux autres dans le mess, qui devient un dortoir pour porteurs la nuit. En montagne, on se couche souvent tôt et le Kili ne fait pas exception. 20h00 max au lit et, avec l’effort de la journée, Morphée n’est pas trop long à venir..